Désinformation sur internet : L’Angola, victime d’une campagne de déstabilisation

Article published on April 2, 2015
Article published on April 2, 2015

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Longtemps victime de la guerre civile, l’Angola est devenu le nouveau moteur de la croissance africaine au cours de la dernière décennie. Depuis la fin de la guerre froide, José Eduardo dos Santos s’efforce de ranimer le sentiment national et de développer le pays. Pourtant, les puissances étrangères n’ont pas abandonné l’idée de faire main basse sur les gigantesques ressources pétrolières, du deuxième pays producteur d’Afrique… Afin de parvenir à leurs fins et de déstabiliser le régime, une campagne de désinformation est notamment relayée par deux sites internet suspects : Club-k.net et MakaAngola.org !

Malgré la chute des cours des matières premières, la communauté internationale reste confiante pour l’Angola qui a su développer son économie à partir de la rente pétrolière dont il dispose. Aujourd’hui, le centre-ville de la capitale Luanda, est méconnaissable, de grands immeubles sortent de terre à l’instar de pays du Golfe Persique ou des steppes d’Asie centrale…

Le directeur d’UBIfrance Angola, Xavier Chatte-Ruols souligne cependant que « pour diversifier son économie, trop dépendante des ressources pétrolières et minières, l’Angola a lancé un vaste Plan National de Développement (PND) sur la période 2013-2017 ». Une démarche saluée entre autres par la Deutsche Bank, la Banque Africaine de Développement, mais aussi Goldman Sachs qui vient d’être sélectionnée par le président afin de mobiliser les « ressources sur le marché international des capitaux ».

En dépit de ces efforts, la politique du gouvernement est en permanence stigmatisée par le biais de plateformes qui se présentent comme des « sites d’information indépendants ». Club-k.net et MakaAngola.org ne sont pourtant pas vraiment des maîtres de l’objectivité, d’autant que leur lien avec le parti d’opposition UNITA ne semble que trop évident par la contestation systématique de chaque proposition qui émane des pouvoirs publics.

Si l’engagement politique d’un organe de presse n’est pas strictement interdit, comme le veut la tradition  du journalisme d’opinion, la vérification des informations doit cependant rester au cœur des métiers de l’information. Ainsi, l’expert en communication, Alain Parize,  rappelait la différence entre donnée (data) et information : « la première est purement descriptive d'un état, la deuxième associe à la donnée un contexte qui permet la compréhension et la décision » ; avant de souligner, « la désinformation c'est donc d'abord un amalgame de donnée et contexte qui vise à tromper ».

La dernière chronique intitulée L'effondrement des prix du pétrole, la propagande et la recette pour un désastre angolais, est un modèle du genre ! Approximations, contre-vérités, et diffamation sont égrainées au fil du texte. En effet, le principe de sincérité est loin d’être toujours respecté et outre la question des accointances politiques de ces nouveaux medias, celle de leur financement reste posée… Le profil du fondateur de Maka Angola est pour le moins suspect !

Il est vrai que M. Rafael Marques de Morais, est réputé proche des cercles d’affaires et des USA. Lors de son procès pour dénigrement et diffamation, il avait notamment reçu le soutien de Denis O’Brien, actionnaire de la société Sterling Enery, très présente dans les énergies renouvelables en Afrique occidentale !