Cinquième Présidence Grecque du Conseil de l’Union Européenne

Article published on Dec. 25, 2013
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La Grèce va accéder pour la cinquième fois depuis son entrée dans l’Union Européenne, en 1981, à la Présidence du Conseil de l’Union Européenne.

Cinquième Présidence Grecque du Conseil de l’Union Européenne :

La Grèce va accéder pour la cinquième fois depuis son entrée dans l’Union Européenne, en 1981, à la Présidence du Conseil de l’Union Européenne. Cette cinquième présidence va prendre place dans une Union Européenne en crise dont les enjeux : prospérité et stabilité ne peuvent être atteints sans travailler à la réaffirmation de la « mission européenne dans le cœur et la tête des citoyens européens. » C’est sous la présidence grecque que vont se dérouler les élections européennes de 2014, dans une Europe où les solutions proposées jusqu’à maintenant : politiques et plans d’austérité successifs ont fragilisé la confiance des citoyens dans les politiques européennes.

Une Présidence un peu particulière

La Présidence grecque ne disposera que de quatre mois pour traiter les dossiers qui lui sont confiés, du fait des élections du Parlement européen en mai 2014. De plus cette présidence sera placée sous le signe des économies, alors que les précédentes présidences avaient un budget entre 60 et 80 millions d’euros ainsi que 250 fonctionnaires, la Grèce aura le budget le plus limité et 130 fonctionnaires.

Le secrétaire d’État aux affaires étrangères M. Kourkoulas a déclaré, en conférence de presse, que la Présidence grecque serait une « cost-efficient Presidency » une Présidence peu dépensière mais efficace.

Il explique "Compte tenu de la situation financière, nous aurons le plus limité des budgets pour la présidence par rapport aux autres pays l'ayant assurée ces dernières années, ce sera une présidence très spartiate »

Un travail de fond quant aux valeurs européennes ainsi qu’un accent pédagogique concernant le coût de la non Europe semble indispensable à cette présidence afin d’éviter une vague eurosceptique aux prochaines élections.

D’autre part le Premier Ministre Antonis Samaras a présenté les priorités de la Présidence grecque lors de ce sommet européen.

Les priorités seront la croissance, l’emploi et la cohésion, l’approfondissement de l’union bancaire et budgétaire, la lutte contre les flux migratoires aux frontières extérieures de l’UE et le renforcement de la politique maritime intégrée de l’UE.

La Présidence travaillera à la consolidation de l’union économique et monétaire et plus particulièrement à sa dimension sociale ainsi qu'à la coordination des politiques fiscales et monétaires. Promouvoir et consolider l’union bancaire afin de restaurer la confiance dans l’économie européenne sera un enjeu central ainsi que la mise en pratique efficace des nouveaux mécanismes économiques de gouvernance.

Dans une période de crise la question de l’immigration illégale est une question centrale, particulièrement pour les pays aux frontières de l’Europe, qui sont de plus parmi les plus touchés par la crise. La Présidence Grecque veut promouvoir les effets positifs et la nécessité d’une politique européenne commune concernant l’immigration.

La gestion et la sécurité des frontières maritimes européennes sera également un dossier important au premier semestre 2014. La présidence grecque souhaite redéfinir et relancer la politique maritime européenne à travers tous ses aspects.

En ce qui concerne l’élargissement, la future Présidence veut être très attentive face aux situations et aux crises auxquelles nos voisins font face, de la situation syrienne au renforcement des relations européennes avec la Moldavie.

Le Premier ministre grec a conclu la conférence de presse en rappelant que l’ébauche de sortie de crise de la Grèce est due aux efforts faits par le peuple grec.

M. Samaras veut que, dans une Union européenne où les différences entre Nord et Sud se creusent, la présidence grecque soit le reflet d’une politique européenne qui passerait de celle du dogme de l’austérité à celle d’une Europe de la croissance.

Les enjeux de cette présidence se veulent autant économiques que démocratiques, reste à voir ce qu’il lui sera possible de réaliser avec des moyens et sur une période de temps réduits.