Les films qui dépeignent les filles des banlieues ont le vent en poupe.
Cinéma : les filles ont encore frappé
Une scène du film 'Prinzessin' (Photo Astrid Groborsch)
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25/10/06
Tags : film, festivals, discrimination, abortion, drugs, education system.
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Elles cognent. Castagnent, dealent ou rackettent. Chouravent leurs copines, jouent aux caïds et squattent le haut de l’affiche. Les lolitas sont définitivement has been. Sorti en 2004, ‘On the Outs’ [Girls in America] -de Lori Silverbush et Michael Skolnik-, un film américain primé lors des festivals de Sundance et Deauville, ouvrait le bal de ces nouvelles héroïnes urbaines en retraçant le destin croisé de 3 adolescentes dans la banlieue de New York, entre crack et premier amour. Pas question de sombrer dans le cliché car les chiffres eux ne sont pas cinégéniques : rien que sur l’ensemble du territoire américain, le nombre de femmes incarcérées depuis 1980 a augmenté de près de 400%, soit deux fois plus que celui des hommes.
Et en Europe, le sexe faible cultive aussi un drôle de goût pour la violence. ‘Prinzessin’ [Princesses], le premier long métrage de la réalisatrice allemande Birgit Grosskopf, 34 ans, est cru et sans espoir : ses princesses du bitume errent dans une cité dépouillée, cigarette au bec, whisky à la main et flics aux trousses. Le tout sur fond d’immigration désenchantée. Lors de la présentation de la fiction à Paris en octobre dernier, durant le festival du film franco-allemand, Grosskopf reconnaissait s’être inspirée « de ces fameux gangs de filles des ghettos américains que l’on retrouve aujourd’hui sur le Vieux Continent. »
Plus optimiste, Bigas Lunas, 60 ans, le Catalan atypique auteur du cultissime ‘Jamon, Jamon’ [Jambon, Jambon] a présenté début 2006 son ’Yo soy la Juani’ [Je suis la Juani], le parcours d’une explosive « Espagnole du 21ème siècle qui, loin d’être victime du petit macho ibérique, veut enfin maîtriser sa vie. » Dans un entretien avec le quotidien espagnol El País, Lunas affirmait « vouloir peindre le glamour, la modernité et le potentiel des cités». En clair, les zoulettes n’ont pas fini d’avoir la cote avec le 7ème art.
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